Seine, baignade et écologie : l’eau dans tous ses états (étude Ifop)

Par
Estelle Papillon
Le
02
May
2022
, le
1
July
2021
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0:0
min.
Seine, baignade et écologie : l’eau dans tous ses états (étude Ifop)

 

- COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 

 

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SEINE, BAIGNADE et ÉCOLOGIE

L’eau dans tous ses états

(Enquête exclusive OVO Energy / Ifop)

 

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Alors qu’Arthur Germain descend actuellement la Seine à la nage sur 780 km et dans une volonté commune de sensibiliser les Français à la préservation de notre patrimoine naturel, son partenaire OVO Energy publie avec l’institut Ifop une étude d’opinion inédite sur le rapport des Français à l’eau : focus sur la perception des Français vis-à-vis de la Seine, de la baignade et de leur degré de sensibilisation à cette ressource naturelle indispensable à la vie. 

Méthodologie : L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 27 mai au 1er juin 2021.

 

Les Français et la Seine : “Je t’aime, moi non plus”

Les Français et la Seine – une histoire contrariée

Bien qu’une génération de Français considère ce fleuve comme « emblématique » de la capitale (82% des plus de 65 ans vs. 54% des 15-17 ans), une très large majorité d’entre eux ont une mauvaise image de la Seine (70%). Un sentiment national qui ne se cantonne pas aux habitants de l’agglomération parisienne (64% vs. 71% des habitants des villes de province et communes rurales).

 

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Autre signe de ce désamour pour ce fleuve mythique, seulement 12% des Français aimeraient s’y baigner. La Seine qui arrive bonne dernière dans le classement de nos 5 fleuves français (27% pour La Loire, 25% pour La Garonne, 20% pour Le Rhône et 19% pour Le Rhin). 

 

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Des résultats qui montrent également que ces fleuves sont considérés par les personnes interrogées comme des terrains plutôt hostiles et impraticables pour la baignade. L’envie ne manque pas pour autant : plus de 4 français sur 10 considèrent qu’il serait « souhaitable » de permettre au plus grand nombre de se baigner dans la Seine (43%), mais ils ne sont finalement plus que 32% à estimer que cela soit « réaliste ». 

 

Les raisons du désamour

Pour définir la Seine aujourd’hui, symbole touristique pour près d’un français sur deux, les personnes interrogées l’associent majoritairement à des notions négatives – les termes « polluée », « sale », « insuffisamment mise en valeur », « dangereuse », « malodorante » apparaissent dans le top10 des qualificatifs les plus cités – davantage que des notions positives : des termes tels que « romantique » ou bien encore  « belle », « paisible », « sûre » et « propre » qui sont relégués loin dans le classement. 

 

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Un amour contrarié alors que 87% des Français associent la Seine à des activités ludiques telles que la promenade, les rencontres familiales et amicales (59%) ou bien encore aux loisirs (58%). Ou bien serait-ce car ils ne peuvent pas suffisamment s’approprier personnellement ce patrimoine naturel, l’associant davantage aux transports de touristes (86%) ou bien de marchandises (76%) ?

 

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Focus : Les mystères et les coulisses de la Seine

La Seine, emblème de la capitale, fait par ailleurs l’objet de rumeurs, spéculations ou parfois d’ignorances qui peuvent expliquer que les Français nagent en eau trouble. Des idées reçues persistantes qui démontrent un besoin plus affirmé de pédagogie et de sensibilisation : 

- Une majorité de français (53%) ne semble pas avoir eu connaissance que le nombre d’espèces de poissons est en constante augmentation dans la Seine depuis ces 20 dernières années. La pollution ayant tout de même diminué depuis une décennie. Ou bien encore qu’une épreuve de compétition de pêche à la ligne s’y est déroulée lors des jeux de 1900 (Les Jeux de Paris de 2024 devraient voir le retour de plusieurs compétitions sur la Seine).

- 22% imaginent qu’elle n’est pas composée d’eau douce. Pourtant, la Seine provient du ruissellement de l’eau de pluie.

- 1/3 des Français pensent que Jacques Chirac a tenu sa promesse en piquant une tête dans la Seine. Il n’en a jamais eu l’occasion.

- Enfin, 2/3 des Français n’associent pas pour le moment la Seine à une source d’énergie potentielle. Des projets de microcentrales hydroélectriques sont dans les tuyaux. 

 

Les Français et la baignade : des discriminations persistantes

Mallorie Sia, PDG d’OVO Energy France et sportive confirmée depuis son plus jeune âge, notamment en natation, a décidé de mettre en lumière la cause environnementale à travers le sport, en soutenant le projet d’Arthur Germain. L’occasion dans cette enquête de s’intéresser au rapport des Français à l’eau et à la baignade.

En 2021, il reste toujours 17% des Français qui avouent ne pas savoir du tout nager. Si une majorité confirme donc se débrouiller (83% affirment savoir nager), ils sont tout de même près d’un quart à admettre mal nager (24%). Enfin, l’âge moyen de l’apprentissage de la natation est situé entre 9 et 10 ans selon les données transmises par les personnes interrogées (9,4 ans). 

 

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Un ensemble de résultats qui peuvent être jugés préoccupants alors que chaque année, on décompte 1000 décès par noyade (dont la moitié en période estivale) et que nous débutons les vacances d’été, propices à la baignade. C’est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans.

L’absence d’apprentissage de la natation revêt également plusieurs réalités sociales et sociétales flagrantes selon les résultats de cette étude :

  • Une césure sociale selon son niveau d’éducation (91% des diplômés du supérieur disent savoir nager vs. 69% des CAP/BEP et 75% des personnes sans diplôme) et sa catégorie professionnelle (cf. graphique ci-dessous). 

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Des résultats qui peuvent s’expliquer par l’aspect tarifé de la baignage (hors formation scolaire) ou bien par une impossibilité pour certaines personnes de partir en vacances à la mer par exemple. Chaque année, environ 40% de la population ne part pas en vacances.

 

  • Une césure générationnelle : ce sont principalement les séniors dans cette enquête qui sont les plus impactés. Plus la population rajeunit, plus le taux d’apprentissage de la natation est important...

 

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Une différence générationnelle qui existe également chez les personnes qui déclarent savoir nager : l’âge moyen de l’apprentissage de la natation évolue en fonction des générations. Les nouvelles générations ont donc désormais un meilleur accès et une meilleure prise en charge de cet apprentissage comparé à nos aînés. 

 

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Enfin, les Français reconnaissent qu’il leur arrive d’éprouver certaines craintes lorsqu’ils se baignent : la peur de se baigner dans une eau polluée (75%), de ne pas voir le fond (50%), de ne pas avoir pied (47%), de se noyer ou avoir des difficultés à regagner le bord (47%), d’attraper froid (36%) ou de façon plus étonnante la peur des poissons dans l’eau (25%) ou bien même……d’une attaque de requins (25%). Des craintes qui impactent en tout premier lieu les jeunes de moins de 25 ans à chaque fois. 

 

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Focus : les Français frileux ?

Les Français sont un quart à avouer qu’il n’est pas question de se mouiller en dessous de 24 degrés. Les femmes semblent également en général plus frileuses que les hommes. La baignade est ainsi acceptable à partir de 21,9 degrés en moyenne pour la gente féminine contre 20,2 degrés pour la gente masculine. Selon les résultats, la température moyenne idéale pour accepter de se baigner se situe à 21,1 degrés. 

Ce qui expliquerait, à l’aune de la période estivale, que la mer Méditerranée ait la préférence des Français pour se baigner (81% de réponses positives). Devant l’Océan Atlantique (69%). La Manche arrive bonne dernière (38%) après les lacs, étangs et autres plans d’eau naturels (66%).

 

Sensibilité écologique : un début de prise de conscience ?

Le projet de la Seine à la nage, soutenu par OVO Energy France, est enfin l’occasion de prendre le pouls de la sensibilité et des éco-gestes des Français dans leur rapport à l’eau. En préambule, un français sur deux estime qu’il est « plutôt » correctement sensibilisé à l’écologie et aux éco-gestes en général. Mais ils ne sont que 16% à se dire « tout à fait » sensibilisés. 

Une prise de conscience native qui se confirme par quelques pratiques de bon sens qu’ils déclarent toujours ou presque mettre en place, du moins quand c’est possible :

  • Prendre des douches plutôt que des bains (79%)
  • Ne pas laisser couler l’eau quand on se brosse les dents (64%)
  • Ou bien encore collecter l’eau de pluie (48%) 

Mais des résultats positifs qui varient selon les âges : les jeunes semblent apparaître pour le moment moins bons élèves. À choisir entre la douche et le bain par exemple, les différences sont flagrantes : 63% des 18-24 ans préfèrent la douche au bain, contre 71% des 25-34 ans, 73% des 35-49 ans, 86% des 50-64 ans et 88% des 65 ans et plus. 

 

Anecdote : 61% des Français estiment que boire de l’eau est un remède contre la gueule de bois. Rappelons que selon le corps médical, l’eau n’est pas un remède miracle même s’il permet de se réhydrater et d’éviter certains symptômes comme les maux de tête. Une idée reçue bien plus forte chez les jeunes (69% des 18-24 ans vs 58% des 50 ans et plus). 

 

ANNEXE ECO-GESTES

 

Dans le cadre de cette étude, certains égo-gestes, non directement reliés à l’eau, ont été soumis aux français.

  • 67% indiquent toujours ou presque trier leurs déchets
  • Près d’un français sur deux fait toujours ou presque attention à sa consommation d’électricité (48%)
  • Seulement 1 français sur 5 affirme toujours ou presque consommer des produits locaux et de saison. Et 8% à manger bio.

 

Mallorie Sia (PDG OVO Energy France) : “ Prendre soin de notre patrimoine naturel et le remettre sur le devant de la scène, c’est un devoir que je me suis fixé en réimplantant 60.000 arbres en Bretagne ou bien encore en soutenant Arthur. Chacun peut agir - à son échelle et à son rythme - pour changer les choses. Cela peut passer par changer son énergie actuelle en électricité verte ou bien encore descendre la Seine à la nage pour sensibiliser les Français à la biodiversité et aux enjeux environnementaux. Pour cela, il était capital de pouvoir poser une partie du diagnostic, prendre le pouls de la population et le leur partager. C’est tout l’enjeu de cette enquête. »

 

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 Arthur Germain (aventurier-nageur) : 

« Descendre la Seine à la nage c’est un moyen de mettre en valeur la beauté et les trésors cachés de la Seine. C’est très intéressant de connaître le rapport des Français à ce fleuve, finalement assez méconnu. Il faut changer les mentalités, bousculer les préjugés associés à la Seine. Elle n’est pas si polluée et dangereuse qu’on le pense ! Si je nage dedans maintenant, tout le monde pourra le faire dans peu de temps ! Et dès le plus jeune âge j’espère, parce que nager c’est une vraie porte ouverte vers la liberté. Puis nager en eau libre c’est un pas vers la prise de conscience écologique : quand on est immergé dans la nature, on est obligé de la respecter. Se mettre au service de la nature, en agissant avec et à travers elle, c’est tout le but de mon projet. Et si ça peut donner envie à d’autres de partager des expériences uniques avec la nature et tout ce qu’elle a à nous offrir, c’est encore mieux, que ce soit en nageant, en dormant dans la forêt, en se baladant, en voyageant... Et pour ceux qui n’aiment pas nager, il y a plein d’éco-gestes qu’on peut instaurer dans son quotidien pour préserver l’environnement, on peut manger local et de saison, réduire sa consommation d’eau et d’électricité, construire des toilettes sèches... Et ce qu’il faut comprendre, c’est que tout ça c’est positif ! Ce sont des petites actions à mettre en place qui font du bien à soi et à la planète ! »



À propos d’OVO Energy France

Créé fin 2019, OVO Energy France est un fournisseur d’énergie verte produite en France provenant de sources hydrauliques, éoliennes et solaires. Une énergie 100% renouvelable et un service client de qualité basé dans l’Hexagone, soucieux d’accompagner les Français dans leur propre transition énergétique avec une tarification juste et éthique (12% d’économies par rapport aux opérateurs traditionnels). Forte de ses 4,5 millions d’utilisateurs dans le monde (Grande-Bretagne, France, Espagne, Australie et bientôt l’Allemagne et le Japon), sa maison mère - le groupe OVO Energy - est également devenue en une décennie l’un des leaders de la Greentech, avec le développement de solutions technologiques innovantes pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique. Afin de contribuer à une neutralité carbone, le groupe OVO Energy a lancé un grand plan de bataille et a d’ores et déjà participé à l’implantation de 2 millions d’arbres en Europe. 

 

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